Retrait de permis : comment s’assurer malgré une suspension ou une annulation ? Par Lineï Provin
- Assurance Auto
Entretien avec Amélie de Direct Malus, spécialiste de l’assurance des profils à risque
Lorsqu’on fait face à une suspension ou une annulation de permis, une question revient systématiquement : comment continuer à être assuré malgré un profil devenu “à risque” ?
Pour y répondre, j’ai échangé avec Amélie, conseillère chez Direct Malus, un courtier spécialisé dans l’assurance des conducteurs en situation de risque aggravé. Elle nous explique les obligations légales, les pièges à éviter et les solutions concrètes qui existent, même dans les cas les plus complexes.
Faut-il informer son assurance en cas de retrait de permis ?
Oui, c’est une obligation légale.
Dès réception du courrier officiel notifiant la suspension (arrêté préfectoral), le conducteur doit informer son assureur.
Attention toutefois : Dans la majorité des cas, l’assureur résilie le contrat dans les jours qui suivent. C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper et de rechercher une nouvelle assurance avant de se retrouver sans couverture.
Chez Direct Malus, il est possible d’être réassuré même pendant la période de suspension.
Est-on obligé d’être assuré pendant une suspension de permis ?
Oui, absolument.
Même si vous ne conduisez pas, tout véhicule doit être assuré, qu’il soit :
- Stationné
- Inutilisé
- Garé sur la voie publique ou sur un terrain privé
Quelle est l’assurance minimum obligatoire ?
La loi impose au minimum une assurance responsabilité civile.
La responsabilité civile, c’est quoi ?
C’est la garantie de base qui couvre les dommages causés aux autres :
- Piétons
- Autres véhicules
- Biens publics ou privés
C’est le socle obligatoire de tout contrat d’assurance automobile.
Pourquoi certains profils sont-ils refusés par les assurances ?
Plusieurs facteurs rendent la recherche d’assurance compliquée :
L’absence d’assurance récente :
Ne pas avoir été assuré au moins 9 mois sur les 3 dernières années entraîne souvent un refus automatique.
Certaines infractions pénales :
- Cumul alcool + stupéfiants
- Refus d’obtempérer
- Délit de fuite
- Défaut d’assurance
L’âge du conducteur :
Moins de 22 ans, le risque est considéré comme plus élevé
La nature des stupéfiants :
Cannabis vs cocaïne ou autres substances plus lourdes
Dans près de 90 % des cas, ces profils sont refusés par les assurances classiques… mais des solutions existent, notamment via des courtiers spécialisés.
Quel impact sur le prix de l’assurance ?
Bonne nouvelle : le retrait de permis n’impacte pas le bonus-malus
En revanche :
- Une majoration de la prime est appliquée
- Pendant au moins 3 ans, parfois jusqu’à 5 ans selon les assureurs
C’est ce qu’Amélie appelle la “double peine” : sanction pénale + sanction financière.
Que faire si aucune assurance n’accepte votre dossier ?
Il existe un ultime recours légal : le Bureau Central de Tarification (BCT)
- Organisme d’État
- Il peut imposer à une assurance de vous couvrir
- Démarche administrative plus lourde, mais solution garantie
On ne peut légalement pas rester sans assurance.
Assurance et permis provisoire après stupéfiants ou alcool : est-ce possible ?
Oui. Lorsque le permis est délivré avec une validité limitée (souvent 1 an) après visite médicale :
- Le contrat est surveillé
- Le client est relancé avant la fin de validité
- L’avis médical est à transmettre pour maintenir l’assurance
Y a-t-il une différence selon le type de véhicule ?
- Voiture : Beaucoup de solutions existent, même pour profils à risque.
- Deux-roues (scooter / moto) : Beaucoup plus complexe & Peu d’assureurs acceptent après suspension ou annulation.
Information importante (souvent méconnue) : en cas de suspension ou d’annulation du permis B, il est autorisé de conduire un scooter 50cc.
Et ce scooter peut être assuré pendant la suspension.
Le rôle du courtier : négocier ou accompagner ?
Le courtier ne “négocie” pas directement les tarifs, car :
- Les primes sont fixées selon le profil
- Chaque compagnie a ses grilles
En revanche, son rôle clé est :
- De trouver le meilleur contrat possible
- D’assurer un suivi annuel
- De réviser le tarif à la baisse quand la situation du conducteur s’améliore
Les erreurs à éviter absolument
Ne pas conserver ses documents. Gardez précieusement :
- Arrêté de suspension
- Avis de rétention
- Jugement / ordonnance pénale
- Visites médicales
Souscrire trop vite en ligne. Certaines plateformes :
- Encaissent les frais
- Ne déclarent pas correctement les antécédents
- Résilient le contrat après réception des justificatifs
- Toujours vérifier le devis avant paiement.
Comment contacter Direct Malus ?
Effectuez vos demandes de devis gratuits directement sur le site ou contactez-nous par les moyens suivants.
Amélie insiste sur un point essentiel :
“Nous ne sommes pas là pour juger.”
Les clients ont déjà payé leur erreur :
amende, suspension, stress ou complications administratives.
Chez Direct Malus, l’objectif est simple : accompagner humainement & aider à repartir sur de bonnes bases.
L’assurance reste obligatoire. L’accompagnement fait toute la différence.
